Déclaration fiscale : SCI et associés

Déclaration fiscale : SCI et associés

Déclarations Fiscales SCI à l'IR : Le Guide Incontournable pour les Associés – Gérant et Personne Physique.

 

Introduction :

La gestion d'une Société Civile Immobilière (SCI) soumise à l'Impôt sur le Revenu (IR) requiert une compréhension approfondie des obligations déclaratives. En tant qu'associé, vous endossez un rôle qui prend deux formes : celle de l’associé de la SCI personne morale et celle de la personne physique. Dans cet article, nous démystifierons ces deux perspectives pour vous aider à naviguer en toute confiance à travers les méandres des obligations fiscales.

 

Partie 1 : Les responsabilités du gérant et des associés de la SCI

 

En tant que gérant de la SCI, votre rôle est crucial dans le processus de déclaration. Il vous incombe la responsabilité de la réalisation du Cerfa 2072-SD qui devient votre alliée, déterminant les résultats à travers les charges et le chiffre d’affaire de la SCI. Si le bilan comptable n’est pas obligatoire au sens classique du terme, cette formalité fiscale doit respecter des règles de formes et de fonds incontournables. Le gérant pourra alors être tenu responsable en cas de défaut sur le fonds (oubli d’éléments, informations erronées ou incomplètes…) mais également dans la forme (oubli ou retard de déclaration, non transmission d’informations aux associés…).

 

Les associés engagent également leur responsabilité dans le processus déclaratif. La non transmission de documents dans les délais impartis, le défaut de sollicitation du gérant en cas de manquement de sa part, l’adoption d’une position inadéquat en tant qu’associé pourront lui être alors reproché.

L’objectif commun des associés est de valider le bon fonctionnement de la SCI dans le respect de l’objet social dicté dans les statuts et des règles légales.

 

Partie 2 : Déclaration Cerfa 2042 – Les engagements de l'associé en tant que personne physique

 

En tant qu'associé, votre déclaration personnelle (Cerfa 2042 et 2042 C) est le véhicule de vos revenus issus de la SCI.

 

Que la SCI dans laquelle vous êtes associé déclare des résultats bénéficiaires ou déficitaires, que ces résultats soient distribués ou non, que la SCI dispose de trésorerie ou pas, votre déclaration de revenu doit impérativement faire mention du prorata du résultat qui vous revient.

 

Pour vous faciliter la tâche, un bon gérant devrait vous faire parvenir une copie du Cerfa 2072-AN2-SD réalisé à votre nom. Vous y retrouverez ainsi :

A         –          La quote-part de revenus bruts

B         –          La quote-part des frais et charges déductibles

C         –          La quote-part des intérêts d’emprunt

D         –          La quote-part de l’amortissement

E         –          La quote-part du revenu net ou du déficit

 

Ces informations sont à reporter, pour chaque associé plein propriétaire ou usufruitier, sur sa déclaration d’impôts sur le revenu.

 

Partie 3 : L'importance des délais de déclaration

 

Le respect des délais de déclaration est crucial pour éviter toute complication administrative. Que vous agissiez en tant que gérant de la SCI ou en tant que personne physique, une gestion proactive des échéances permet d'éviter des pénalités indésirables.

 

Le calendrier est simple et toujours identique :

 

Pour la SCI, la déclaration Cerfa N°2072 doit être transmise impérativement par voie dématérialisée au plus tard le 2ème jour ouvré qui suit le 1er Mai.

 

Pour les associés, la déclaration des revenus fonciers Cerfa N°2042C doit être transmise avec la déclaration de revenus Cerfa N°2042. La date limite est fixée annuellement et répartie par zone. Elle se situe généralement à la fin du mois de Mai pour la première zone jusqu’au milieu du moi de Juin pour la dernière zone.

 

Partie 4 : Les risques du défaut déclaratif pour les associés

 

Le défaut déclaratif peut entraîner des risques financiers significatifs. En tant qu'associé, comprendre ces risques est essentiel pour prendre des mesures préventives.

 

Chaque SCI soumise à l’IR a l’obligation de télédéclarer ses résultats. Le service des impôts des professionnels a mis en place de nombreux contrôles afin de s’assurer du respect de cette règle. En cas de manquement, un courrier de mise en demeure sera transmis au siège de la SCI, à l’intention de son gérant. En cas de défaut, la SCI s’oppose à des risques de taxation d’office ainsi qu’à un risque de contrôle fiscal pouvant conduire jusqu’à la liquidation pure et simple de la société


Il est à préciser que dans le cadre d’un tel contrôle, l’ensemble des 3 dernières années seront prises en compte. En cas de malversation avérée, le contrôle pourra alors remonter jusqu’aux 6 années antérieures.

 

Le risque pour les associés est similaire. L’administration fiscale ayant l’information des montants déclarés par la SCI, le montant attendu sur la déclaration de revenu de chaque associé est donc simple à déterminer. En cas de non déclaration, un contrôleur vous fera parvenir un courrier de notification afin de vous permettre de justifier la situation. En cas de désaccord, des pénalités ainsi que des majorations pourront vous être opposées en plus du réajustement du montant de l’impôt dû.

Dans une telle situation, la SCI, ainsi que ses associés resterons sous le regard vigilant de l’administration qui ne manquera pas de réaliser des contrôles réguliers durant les années suivantes.

 

Conclusion : Naviguer en toute confiance dans les eaux des obligations fiscales

 

En conclusion, maîtriser les obligations déclaratives en tant qu'associé d'une SCI soumise à l'IR nécessite une compréhension approfondie des rôles du gérant et de la personne physique. 

 

En respectant les délais, en fournissant des informations précises dans vos déclarations et en comprenant les risques potentiels, vous pouvez naviguer en toute confiance dans les eaux complexes des obligations fiscales.

 

Une gestion proactive garantit non seulement la conformité légale mais assure également une situation financière saine et sans heurts pour la SCI et ses associés.